Aller au contenu principal

Mobilisation
Les 24h de l'élevage

La semaine dernière, des airs de campagne ont envahi la place de la Préfecture du Mans. Le mot d'ordre de l'action : "communication positive". Ces deux jours bien animés ont permis de rencontrer politiques et consommateurs autour des animaux.

Jeudi 14 et vendredi 15 mars dernier, des passants, pour certains interloqués, n'ont pas hésité à venir à la rencontre des agriculteurs présents devant les grilles de la Préfecture sarthoise. Et pour cause, le réseau FDSEA/JA de la Sarthe avait décidé de lancer "les 24h de l'élevage". Une action destinée à maintenir la pression sur les instances politiques, mais qui se voulait avant tout positive dans l'optique de communiquer sur l'agriculture française.

Rencontres politiques

La journée du jeudi a été l'occasion pour une délégation d'agriculteurs de s'entretenir avec Emmanuel Aubry, préfet de la Sarthe, ainsi qu'avec Christophe Charrier, directeur adjoint de la DDT 72 le lendemain. Directive IED, installation des jeunes, avenir de l'agriculture biologique, bilan carbone ... tant de sujets abordés par les agriculteurs. Lors de cet échange, Laurent Ragot, président de la section viande bovine de la FDSEA, a rappelé le but premier de cette action : "Aujourd'hui c'est vraiment l'élevage qui est mis en avant, et tous ses bienfaits, que ce soit sur l'eau, le sol ou encore la biodiversité". Un échange d'une trentaine de minutes nécessaire et une action de communication comprise par le Préfet qui a même ajouté : "Vous êtes attentifs à ce que les promesses d'hier aboutissent à des actions demain et je le comprends". En fin d'entretien, Patrice Riauté, président de la section laitière, a tenu à rester positif sur l'agriculture française en rappelant qu'aujourd'hui "il ne fallait pas forcément tout changer, mais améliorer et chercher de nouvelles solutions pour l'existant". Un rendez-vous a été obtenu par les sections bovines à la fin du mois pour revenir plus en profondeur sur certains sujets.

Au cours de ces 24h de mobilisation, de nombreuses personnalités politiques sont venues à la rencontre des éleveurs afin de dialoguer avec les représentants syndicaux présents sur place. Une façon de leur rappeler l'enjeu d'avancer en concertation avec le monde agricole sur de nombreux dossiers.

Échanges avec les consommateurs

Durant ces deux jours, les consommateurs ont pu voir trois bovins exposés : Page, une vache limousine de Laurent Ragot, Renarde, une vache prim'holstein de Matthieu Riauté, et Santiago, un taureau rouge des prés d' Alexis Vaugarny, ainsi que des brebis et deux agneaux solognots de Laurent Bordeau. Plusieurs animations ont eu lieu, notamment les dégustations de pot-au-feu et de riz-au-lait de Béatrice Cherrier, éleveuse à La-Fresnaye-sur-Chedouet. La viande de bœuf est produite chez Martine Jardin (Brûlon) et le lait venait de la ferme de Cyril Adam (Villeneuve-en-Perseigne). Grands et petits se sont régalés, tout en échangeant sur les conditions de travail dans lesquelles ont été produits ces ingrédients: "les bovins retournent petit à petit en prairie, nous sommes en pleine période de naissances, c'est compliqué pour nous d'être présents en sachant que nos vaches nous réclament, mais nous devons défendre nos métiers", expliquera Béatrice.

Pour Renarde, ce sera l'heure de la traite. En plein milieu de la préfecture, tous étaient très amusés, même les agriculteurs ! "Elle est habituée aux manipulations, la plupart du temps elle rejoint le troupeau mais pour se balader, c'est la star !" d'après Matthieu Riauté, éleveur installé avec ses parents en Gaec familial à Parcé, et président des JA de son canton. Tôt en matinée, une balade dans le centre-ville du Mans lui a permis de déambuler parmi les passants. Deux flyers ont été distribués, comparant une exploitation étasunienne et une ferme française, ainsi qu'un deuxième valorisant les nombreux efforts réalisés en France pour améliorer les productions agricoles. Les agneaux solognots de Laurent ont eu un grand succès, et les retours de la population sont encourageants pour tous.

Pour plus d'images, regardez les réseaux ! @fdsea_72

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Agri72

Les plus lus

Devant la nouvelle entrée célébrant les 60 ans de la Germinière, quatre élèves en Terminale Agro-équipement montrent leur détermination au moment d'attaquer cette rentrée.
Rentrée sans portable à Sablé, les 60 ans de la Germinière...
2026-27 s'annonce sous de bons auspices dans les établissements agricoles, notamment à l'occasion des 60 ans de la Germinière. Au…
Hervé Lapie, secrétaire général, et Arnaud Rousseau, président.
La FNSEA veut " éviter le suraccident " 
La FNSEA a organisé sa conférence de rentrée le 2 septembre à Paris. Ses dirigeants ont rappelé l'urgence d'agir pour éviter d…
Visite du verger irrigué de M. Timmerman et son système en goutte-à-goutte.
Le Conseil départemental sensibilisé au stockage de l'eau
Mercredi 25 août, les élus du Conseil départemental ont répondu présents à l'invitation de la Chambre d'agriculture, pour faire…
À gauche, le cadet des trois enfants, Julien (20 ans, actuellement salarié), a l'intention de s'installer un jour. À droite, Eugénie, l'apprentie actuelle.
Les Foucault, lait et huile de coude
À Vallon/Gée, Pascale et Samuel Foucault mènent avec sérénité leur exploitation laitière depuis plus de vingt ans: anticipation,…
Les pertes de maïs sont estimées entre 50 et 80 % par la DDT, des dernières années, même entre 80 et 100 % pour le maïs semence.
Cellule de crise : recueillir les doléances et coordonner les soutiens
Lundi, le préfet de la Sarthe a réuni une cellule sécheresse départementale afin de dresser un inventaire de la situation…
Baptiste Geoffray est gérant des Vergers de la Portière avec Patrick et Romain Tessier.
"Des calibres pénalisés mais des fruits sucrés"
Aux Vergers de La Portière à Chenu (70 ha), Baptiste Geoffray voit sa récolte 2026 de pommes contrariée par la canicule. Mais le…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 133€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Agri72
Consulter l'édition du journal Réussir Agri72 au format numérique
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois