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Moisson blé
Récolte dans un climat plus serein chez Grégoire Soreau

Contrairement à la semaine dernière, pas de moisson sous tension ces derniers jours. Exemple avec celle de blé chez Grégoire Soreau à Montbizot. 

Il est dix heures à Montbizot. Et ce mardi, les températures ont enfin cessé de s'affoler. Dans la parcelle de blé de Grégoire Soreau, à la Rifoinerie, la moiss-bat de Julien Maufay (SAS Maufay, EDT agricole à Montbizot qui bat entre 1 000 et 1 200 hectares par an) récolte dans des conditions idéales avec un ciel légèrement voilé. "On ne voulait pas battre sous les grosses chaleurs," souligne Grégoire. Rendement et qualité du grain devraient être au rendez-vous, même si le coup de sec d'avril a fait "un peu de mal". Pour la préparation du sol (après un maïs grain), un passage au disque avec du digestat a été effectué avant fissurateur/rotative/semoir. "On a apporté 120 points d'azote en minéral, deux désherbages et deux fongicides."

80 quintaux en blé ?

Après une récolte "correcte" en orge (75 q/ha, 66 de PS), l'éleveur vise 80 quintaux en blé, la moyenne de son père Gaël. Stocké pendant trois mois pour une meilleure valorisation, il sera expédié à Agrial. L'agriculteur touchera 16 € en plus du cours (179 € la semaine dernière) : 10 € de plus pour le stockage et 6 € en tant que Jeune Agriculteur. Egalement DG de la méthanisation AgriMontbiGaz, il divise par deux son achat d'engrais. "On ne met plus d'engrais sur les maïs, donc, le prix de revient sera bon cette année. À la métha, le digestat est de très bonne qualité et donne des maïs irrigués impressionnants. Sur mon exploitation, mon objectif est de me débarrasser des apports minéraux sur les cultures à long terme. Aujourd'hui, on est capables de faire des bouchons de digestat solide pour l'épandeur à engrais."

Aussi à la tête de l'entreprise agricole Efflu'Sor, Grégoire Soreau travaille régulièrement avec Julien Maufay (également agriculteur avec une SAU de 180 ha) dans un système d'échange épandage/battage. Ce dernier s'occupe en outre de l'ensilage à la méthanisation. Pour le blé, il travaille avec une CR 9.80. "Elle est idéale pour la paille minée que je donne aux taurillons car je suis en ration sèche. Broyée à 10-15 centimètres, ils en ingèrent plus que si on avait de la paille entière. On optimise la densité dans les bottes." Installé depuis mai 2025, le jeune éleveur a déjà doublé son chiffre d'affaires en taurillons (160 places). Mention "peut mieux faire" sur les 6 000 poules pondeuses de Loué en revanche, avec des lots un peu décevants. "La génétique a un peu de mal à suivre. Tout est propice à bien fonctionner. On a notamment investi dans la lumière, la pesée dynamique... 40 000 € en tout. Les derniers pics de ponte étaient à 86 % au lieu de 96 %."

Pendant la canicule, comme tous les éleveurs, Grégoire Soreau s'est adapté : ventilos, brume, atomiseur pour souffler de l'air, arrosage du toit ou encore limitation de l'alimentation à de la paille pendant deux jours afin d'éviter de faire de la graisse. "J'ai trouvé un brumisateur pour les taurillons. Dans le bâtiment de poules pondeuses, la température est montée à 37°C mais on a réussi à la descendre à 30. Tout est en place pour la semaine prochaine. Reste que tout est en bardage tôle ferraille. Je ne vais pas tout changer mais le rééquiper avec des filets notamment. Je vais passer aussi en bac acier en ajoutant une ligne d'eau. Des frais minimisés qui devraient être efficaces."

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