AS Cefiga
50 ans d'expertise et un virage technologique assumé
Ce mardi 10 février, l'AGC* sarthoise AS Cefiga a célébré son demi-siècle d'existence au Centre des expositions du Mans. Entre hommage aux racines syndicales et projection vers l'ère de la donnée, les dirigeants ont réaffirmé leur position de leader tout en préparant les adhérents au choc de la facturation électronique.
En fêtant ses 50 ans, avec plus de 1 000 personnes réunies au Forum du Centre des expositions du Mans, AS Cefiga n'a pas seulement célébré un anniversaire, mais une réussite collective qui place aujourd'hui la structure au sommet de l'accompagnement comptable dans le département. Avec 4 500 adhérents, 140 collaborateurs et une part de marché de 70 % en Sarthe, l'AGC confirme son statut de numéro 1, tout en rayonnant désormais dans l'Orne et en région parisienne avec 300 dossiers dans chacun de ces départements (voir encadré).
L'héritage comme socle de l'innovation
Dans son discours, le président Dominique Defay a tenu à saluer la vision des pères fondateurs : la FDSEA et les JA. "Il y a 50 ans, ils ont posé une pierre fondatrice avec une vision simple et forte : créer une structure au service des agriculteurs et des agricultrices", a-t-il rappelé, soulignant que cette intuition demeure d'une "étonnante modernité". Toutefois, pour les dirigeants, cet ancrage historique n'est pas un frein, mais un moteur. L'exercice passé témoigne d'ailleurs de cette vitalité avec une forte progression des activités de conseil, d'expertise et de patrimoine. Jean-François Beaujean, directeur de l'AGC, a notamment mis en avant la création d'un "pôle datas", symbole de la mue numérique de l'entreprise. "Les technologies, la donnée, l'intelligence artificielle font désormais partie du paysage", insiste Dominique Defay. "Les ignorer serait une erreur, les intégrer intelligemment est une opportunité majeure."
Le défi de la facture électronique
Le cœur des échanges de la table ronde, autour du président et du directeur adjoint Antoine Cusson, s'est cristallisé sur l'échéance majeure de 2026 : l'arrivée de la facture électronique. Le calendrier est désormais bien connu des adhérents : réception obligatoire des factures au 1er septembre 2026 et émission au 1er septembre 2027. Pour franchir ce cap, le choix d'une plateforme agréée est crucial (il en existe plus d'une centaine sur le marché, N.D.L.R.). Et sur ce point, la confiance des adhérents d'AS Cefiga envers leur AGC semble acquise : " À date, 90 % de nos adhérents ont choisi de s'engager avec nous sur la plateforme que nous leur proposons", se félicite Antoine Cusson. Un taux d'adhésion massif qui garantit une "fluidité de fonctionnement sécurisée". Pour accompagner ce changement, des formations sont dispensées depuis novembre dernier.
Mais outre la simplification que ce virage technologique imposé par la réglementation peut apporter aux entreprises en termes de gestion de la facturation, ou encore d'amélioration des délais de paiement, les dirigeants d'AS Cefiga y voient "un puissant déclencheur" qui doit permettre de traiter la donnée en temps réel. L'objectif est clair : passer d'une comptabilité de constat - souvent décalée dans le temps - à une véritable posture de pilotage et d'anticipation économique. Une dose d'intelligence artificielle couplée à l'intelligence et l'expertise humaine va en effet permettre de pousser au maximum les feux de l'analyse prédictive, dont la plupart des entreprises manquent cruellement aujourd'hui. Combinaison indispensable pour que AS Cefiga continue à concilier demain expertise de proximité et innovations de pointe, tout en gardant, selon les mots du président, " le conseil humain et l'écoute au cœur de la promesse de service."