Audrey, " facilitatrice "
à la Safer
à la Safer
Nouvelle conseillère Safer depuis le 2 mars, Audrey Coulon a repris un secteur au Nord du Mans, mettant son expérience acquise pendant 12 ans à la Safer Paca au service des agriculteurs sarthois.
Dans les locaux de la Safer, rue de Beaugé, où siège la Safer Pays de la Loire, une nouvelle arrivée vient renouveler le panorama des conseillers fonciers sarthois. Audrey Coulon a pris ses quartiers le 2 mars en reprenant un secteur Centre-nord du département. Loin d'être novice, elle arrive tout juste du sud de la France où elle a exercé la même mission pendant 12 ans dans le Vaucluse.
Une biologiste à la Fredon
Audrey Coulon est biologiste de formation. Après des études universitaires à Paris, puis à Rennes et Strasbourg, où elle réalise un Master en écophysiologie et éthologie, elle débute sa carrière au Muséum d'histoire naturelle de Paris puis à la Fredon d'Île-de-France. « J'ai réalisé mon stage de maîtrise sur les primates. Puis j'ai mis un pied dans l'agriculture par la Fredon où je travaillais pour le BSV maraîchage et grandes cultures. J'ai aimé le contact avec les agriculteurs, me sentir utile sur le terrain, travailler en réseau avec la Draaf et la Chambre d'agriculture. » Audrey poursuit son expérience à la Fredon Paca, début 2010, où elle travaille sur la flavescence dorée dans le Vaucluse, une maladie de quarantaine de la vigne nécessitant une surveillance sous arrêté préfectoral. En chef d'orchestre de la lutte, elle forme les viticulteurs pour mieux les impliquer dans la surveillance de leur territoire. En 2014, elle saisit l'opportunité d'un départ en retraite pour entrer à la Safer Paca : « ma force était de bien connaître le territoire, d'avoir déjà un réseau.» Douze ans plus tard, Audrey Coulon quitte son Sud adoptif pour se rapprocher de sa famille, entre l'Île-de-France et la Bretagne.
Participer à l'évolution du territoire
La région Paca l'a vue débuter et monter en compétences sur ce métier qu'elle affectionne. « J'apprécie l'aspect terrain, mais aussi administratif de ma mission. Etre conseiller Safer, c'est participer à l'évolution du territoire. En 12 ans, j'ai vu des friches devenir des vergers, j'ai accompagné des transmissions, contribué à la protection de l'environnement. Mon premier dossier était un jeune qui s'installait avec son père, mon dernier dossier était ce même jeune qui consolidait son exploitation en reprenant du foncier. La boucle était bouclée ».
En Sarthe, elle garde ses missions mais sur un nouveau territoire qu'elle doit apprivoiser, pour mieux accompagner la vente du foncier en zones agricoles et naturelles. Sur son secteur attitré, qui englobe le Mans Métropole et une bande au nord du Mans, de Mulsanne à Saint-Jean-d'Assé à l'Ouest et de Nuillé-le-Jalais à Nogent-le-Bernard à l'Est, jusqu'à Contilly au Nord, la nouvelle arrivée essaie de rencontrer un maximum de personnes : agriculteurs, notaires, collectivités, etc. « En Paca, on dit qu'il faut 3 ans pour bien connaître son secteur, le temps de développer son réseau ».
Accompagner les transmissions
En Paca comme en Pays de la Loire, les enjeux autour du foncier sont les mêmes : accompagner des cédants à trouver un repreneur, mais aussi des exploitants qui ont besoin de foncier pour consolider leur structure, ou qui restructurent leur parcellaire pour gagner en cohérence. L'accompagnement à la transmission se fera ici aussi en lien étroit avec la Chambre d'agriculture et son répertoire Départ Installation. « Une transmission s'anticipe, et demande du temps pour faire coïncider l'outil avec un porteur de projet, qui doit être aussi validé sur le plan bancaire ».
Audrey Coulon apprécie toujours autant son métier, dont elle met en avant le rôle de « facilitateur ». « Quand on parle de la Safer, on pense au droit de préemption, mais c'est une partie infime de notre travail. Notre rôle est d'accompagner les projets en faisant le lien avec tous les partenaires, pour plus de fluidité. Passer par la Safer garantit au porteur de projet d'être dans les règles et lui évite d'avoir de mauvaises surprises. » La conseillère poursuivra son travail de réseautage auprès des agriculteurs de son secteur, pour aussi désamorcer d'éventuelles tensions, poursuivant son but « de faire des exploitations cohérentes économiquement et d'installer des jeunes ».