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Aléas climatiques
DDT et profession sur le terrain pour évaluer les dégâts sur le maïs 

Face à une météo plus que capricieuse et une sécheresse historique qui frappe de plein fouet notre département, la DDT multiplie les démarches sur le terrain pour évaluer l'ampleur des dégâts, faire reconnaître l'aléa climatique et pouvoir prétendre à l'Indemnité de solidarité nationale (ISN) pour les cultures impactées.  

Pour le maïs, la tournée s'est déroulée ce mercredi 5 août, au moment le plus opportun pour mesurer les pertes. Si certaines parcelles particulièrement touchées ont déjà été récoltées depuis une dizaine de jours, les chantiers d'ensilage battent leur plein cette semaine et se poursuivront la semaine prochaine. Aussi, de nombreuses parcelles destinées au grain basculent cette année en ensilage pour combler le déficit en fourrage Ce timing permet donc d'examiner les plantes sur pied tout en constatant les premiers volumes récoltés dans les silos.

Pour cette mission, l'équipe sur le terrain réunissait deux agents de la DDT du service Economie Agricole et une experte de la Chambre d'Agriculture, Laetitia Temen, conseillère spécialisée en agronomie. Ensemble, ils ont arpenté plusieurs exploitations représentatives de la diversité géographique et technique du département afin d'évaluer les dégâts. 

Sans surprise, le bilan est lourd pour le maïs

Les observations réalisées sur les parcelles mettent en évidence les lourdes conséquences du déficit hydrique et des coups de chaud successifs : feuilles grillées, pieds dépourvus d'épis, mauvaise fécondation ou encore défaut de remplissage des grains. Les estimations de rendement s'en trouvent fortement dégradées, plongeant à seulement 3 ou 4 tonnes de matière sèche (MS) pour l'ensilage, contre 12 à 13 tonnes habituellement. Pour le maïs grain, sur des parcelles pouvant atteindre jusqu'à 90 quintaux lors des années favorables, les prévisions oscillent entre 0 et 40 quintaux.

Un marathon de visites tout au long de la saison

Et le maïs n'est qu'une étape dans le calendrier ! Pour de nombreuses cultures ayant subi des impacts directs ou indirects de la sécheresse, des expertises se multiplient tout au long de la saison. Des missions ont déjà eu lieu pour examiner les parcelles de petits fruits ainsi que de luzerne porte-graine. D'autres visites sont en cours de programmation pour le maïs grain, les semences et les noisettes.

Par ailleurs, selon les remontées du terrain, des expertises complémentaires pourraient être déclenchées pour d'autres cultures de printemps comme le tournesol ou les betteraves, l'arboriculture et le maraîchage ou l'horticulture. Il ne faut pas hésiter à faire remonter à l'administration, la Chambre d'agriculture ou la FDSEA l'ampleur des dégâts. Ce sont ces alertes qui permettent de justifier et d'organiser de nouvelles missions de reconnaissance.

Quelle est la suite du calendrier ?

Une fois les visites de la mission d'expertise terminées, la suite des démarches relève de la responsabilité de l'administration. Le préfet s'appuiera sur les rapports météorologiques et les constatations établies sur le terrain pour demander officiellement la reconnaissance du sinistre auprès du Ministère de l'Agriculture. Après examen par la commission nationale (CODAR), et en cas d'avis favorable, un arrêté ministériel fixera la liste des cultures et des communes éligibles aux indemnisations, en prenant en compte les éventuelles variations géographiques des dommages. Les agriculteurs concernés pourront alors effectuer leur déclaration et soumettre leur demande d'aide en ligne sur la plateforme AléaNat. L'administration a pour objectif de soumettre les premiers dossiers aux commissions de septembre et octobre, ce qui permettrait d'obtenir les décisions finales au cours du premier trimestre 2027.

Prairies : un fonctionnement 100 % automatique

Pour les éleveurs touchés sur leurs prairies, la méthode est différente. La pousse des prairies est mesurée en continu tout au long de l'année grâce au suivi satellitaire. C'est votre assureur (désigné comme interlocuteur agréé lors de votre déclaration PAC) qui gère directement votre dossier. Si le cumul de pousse d'herbe sur l'année montre un déficit suffisant, l'indemnisation est déclenchée automatiquement, sans démarche complexe.

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