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Facture électronique
Des formations pour être d'attaque

Le 1er septembre  marquera une rupture dans les pratiques de facturation. Un virage qui ne doit pas être pris au dernier moment. AS Cefiga propose aux exploitants des sessions de formation pour se préparer à cette obligation. 

La facturation électronique entre en vigueur le 1er septembre 2026 pour la réception des factures via une plateforme agréée et le 1er septembre 2027 pour leur émission obligatoire. Manon Hardy, chargée d'ingénierie de formation à l'ADIAC (Association pour le développement, l'information, l'assistance et le conseil au monde rural) est mise à disposition d'AS Cefiga depuis septembre pour pour former les adhérents à la facturation électronique : "Avec Aurélie Rabec, qui gère l'administration et les inscriptions, notre rôle est de préparer au mieux nos adhérents pour qui cette réforme est un important changement numérique. Les formations ont commencé le 25 novembre en classe virtuelle et présentielle. Une partie des adhérents est aussi en e-learning. Sur une plateforme, ils ont environ deux mois pour réaliser leur formation en autonomie." Nous avons assisté à une session "physique" le 9 février à l'agence de Mamers. Celle-ci, comme les autres, a duré trois heures. Chaque formation se divise en deux modules : connaissance de la réforme / compréhension de la réglementation et adaptation de l'entreprise. "Le gros de la réforme, c'est la mise en place d'une plateforme agréée, ce que propose AS Cefiga avec eFacture. Le premier module vise à jauger leur connaissance de la facture électronique. Certains maîtrisent déjà les outils informatiques et pour ceux-là, ce n'est pas un changement radical. Consulter leurs factures sera comme ouvrir leur boîte aux lettres tous les jours. D'autres -une petite minorité- arrivent à la session avec inquiétude et en disant que la plateforme leur ajoute un coût. Leurs comptables sont aussi là pour prendre le relais dans un accompagnement plus long. L'objectif est de les rassurer sur une réforme de toute façon obligatoire." Et déjà en vigueur depuis longtemps dans d'autres pays, comme l'Italie depuis 2019. "Ce pays a fait 25 milliards d'économie sur la fraude à la TVA. Sur une plateforme, l'Etat aura en temps réel le flux économique d'une entreprise. Avec cette transparence, on s'attend donc à moins de contrôles."

"C'est moins flou qu'il y a deux heures !"

Le taux de satisfaction des adhérents sur ces sessions avoisine les 85 %. Celles-ci devaient se terminer fin avril mais pourraient être prolongées jusqu'en juin pour les derniers retardataires. Environ 600 adhérents se sont inscrits à ces formations. Notamment Jean De Roffignac, céréalier et sylviculteur à Louvigny, qui a participé à la session le 9 janvier à Mamers : "J'ai 37 ans, je suis né dans l'informatique mais je n'ai jamais su m'y former. J'appréhende donc un peu la facturation électronique car je suis habitué au papier. Je craignais aussi de perdre le contrôle sur mes factures mais aussi d'égarer mes données. Je me suis inscrit à la formation car je n'avais jamais entendu parler de la réforme. Cela m'a donc éclairé mais je continuerai à imprimer pour avoir des visuels. Comme je le faisais avec mes comptables à qui je demandais mes bilans en papier." Egalement présent dans les murs de l'agence Cefiga de Mamers ce jour-là, Vincent Megissier, céréalier et éleveur de 55 ans à Oisseau-le-Petit, était un peu plus renseigné sur la facturation électronique: "J'avais déjà interrogé ma comptable Célia Ruel à ce sujet. J'ai choisi la session en présentiel car c'est plus enrichissant d'échanger avec des collègues. Pour moi, c'est moins flou qu'il y a deux heures ! Les agriculteurs sont habitués à s'adapter, donc on va y arriver. Il n'y aura plus de saisie et quand on maîtrisera le sujet, on mettra moins de temps pour retrouver des informations, plutôt que de chercher dans le classeur. On supprime un travail pour un autre, plus simple à moyen terme. J'invite tous les agriculteurs à suivre cette formation."  

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