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Portrait
Élodie Bouhours : une agricultrice engagée à la MSA

Ce lundi 5 mai marquera le début des élections pour renouveler les représentants de la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Un scrutin crucial pour l'avenir de la protection sociale des agriculteurs, qui se déroulera jusqu'au 16 mai 2025. Parmi les candidats, Élodie Bouhours, 38 ans, éleveuse de poulets de chair à Gréez sur Roc, incarne une nouvelle génération d'élus engagés.

Elodie, Jérémy Bouhours et leur deux enfants Mathis et Célia.

Installée depuis 2016 en individuel, Élodie Bouhours est à la tête d'une exploitation de 40 ha de SAU avec un bâtiment de 1 500 m² pouvant accueillir 30 000 volailles, des poulets 35 jours pour le groupement Huttepain. Un choix de vie qu'elle ne regrette absolument pas, elle qui a débuté sa carrière comme comptable au Cerfrance Alliance Centre. Une expérience salariée qui lui fait apprécier d'autant plus aujourd'hui la liberté que lui confère son statut de cheffe d'exploitation. Avec son mari Jérémy, qui exploite de son côté, également en individuel, une surface de 210 ha essentiellement en grande cultures, assortie d'un cheptel d'une trentaine de charolaises à l'engraissement, elle jongle avec les défis de l'agriculture moderne tout en élevant leurs deux enfants, Mathis et Célia.

Au-delà des cotisations, découvrir l'action de la MSA

Elue pour la première fois à la MSA en 2020 dans le canton de Saint Calais, Elodie est tout de suite devenue administratrice de la MSA Mayenne-Orne-Sarthe. "J'étais la plus jeune à intégrer le Conseil d'administration", se souvient-elle. Si elle avoue une méconnaissance initiale de la structure, c'est à l'époque son désir de rompre l'isolement et de s'investir dans le monde agricole qui l'a motivée. Elle regrette d'ailleurs le faible engagement des jeunes dans les instances agricoles aujourd'hui. Bien consciente que l'image de la MSA est souvent associée aux cotisations, son expérience lui a révélé la diversité des actions menées par l'organisme "malheureusement souvent méconnues des agriculteurs". Et de citer notamment les aides à l'investissement pour améliorer la sécurité et réduire la pénibilité au travail, dont elle a elle-même bénéficié lors de son installation, après une blessure à l'épaule, pour l'acquisition d'un chariot distributeur d'aliment. La MSA propose des conseils et des aides en matière de contention bovine ou des formations sur la sécurité, comme "la manipulation des tronçonneuses". Élodie met également en lumière son engagement au sein de l'association "le Perquoi", qu'elle a rejointe grâce à la MSA. Cette structure basée à Changé accueille une trentaine d'enfants issus de familles en difficulté. Un engagement qui fait sens aux yeux de la mère de famille.

Un appel au vote pour préserver les acquis

Pour elle, son rôle d'élue est avant tout un rôle de relais : "Que les ressortissants MSA n'hésitent pas à nous solliciter". Si elle est réélue, Élodie souhaite s'investir plus particulièrement dans le réseau des veilleurs de la MSA. Ce dispositif rassemble des personnes volontaires, élues à la MSA ou non. "Tout le monde peut en faire partie", souligne-t-elle, à condition bien sûr de suivre au préalable une formation pour identifier et accompagner les personnes en situation de fragilité, sujet "parfois un peu tabou dans le monde agricole". Afin d'inciter les agriculteurs à voter, Élodie insiste sur l'importance de préserver le "modèle de guichet unique de la MSA" qui réunit santé, famille et retraite. "Voter, c'est décider de notre protection sociale, c'est participer à la vie du monde agricole en faisant entendre notre voix, en montrant que nous existons" argumente-t-elle. A quelques jours du début du scrutin, le message qu'Élodie souhaite faire passer à ses pairs est emprunt de son engagement personnel : "C'est important de faire vivre et de transmettre aux générations futures les valeurs de solidarité et de responsabilité portées par la MSA".

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