Groupama
Face aux aléas, l'heure est à la résilience
La fédération départementale Sarthe de Groupama Centre Manche réunissait son assemblée générale mardi sur le thème de la résilience des territoires.
A l'échelle des 8 départements du Grand Ouest qui constituent la caisse régionale Groupama Centre Manche, les risques climatiques ont représenté l'année dernière 22 % de la sinistralité avec 109 millions d'euros déboursés, incluant la multirisque climatique pour l'agriculture. Une assurance qui « fonctionne bien » sur le département de la Sarthe selon la présidente de la fédération départementale, Françoise Potier : « On l'a vu en juin dans le nord-ouest du département, du côté de Sillé-le-Guillaume et de Saint-Symphorien où il y a eu des orages de grêle. Avec les OPA, la Chambre d'agriculture, la DDT, on a réussi à aller sur-le-champ à la rencontre des exploitants sinistrés ». Plus au nord, en Normandie, c'est la tempête « Benjamin », le 23 octobre, qui a généré des dégâts, sollicitant une nouvelle fois la réactivité de l'assureur. « Nos sociétaires ont été indemnisés très rapidement » affirme-t-elle.
Pour la présidente de la caisse régionale, la sarthoise Sylvie Le Dilly, c'est « la puissance du collectif » qui joue dans un objectif de « résilience de nos exploitations ». « Je pense également à l'assurance prairie qui a aussi pas mal fonctionné en 2025 sur nos départements ». Mais conscient également des critiques qui touchent le système d'assurance climatique, l'assureur a fait évoluer ses contrats et mis en place une nouvelle formule sur la grêle « avec une approche capital à la parcelle » explique Sylvie Le Dilly.
Instabilité politique
Bien que marquée par ces événements climatiques, l'assureur numéro un de l'agriculture porte malgré tout « un regard positif sur cette année 2025 » comme l'indique le directeur Pascal Loiseau. Ainsi, l'instabilité politique, source d'incertitude pour les opérateurs économiques, n'a pas eu que des effets négatifs pour Groupama qui a enregistré à l'échelle de la caisse régionale « une croissance de 14,3 % de la collecte en épargne et en assurance vie », ainsi que « l'arrivée de 1546 nouveaux sociétaires ». Mais les atermoiements en matière de finances du pays risquent malgré tout de se faire sentir assez rapidement. Ainsi Pascal Loiseau cite-t-il les assurances complémentaires santé qui font l'objet de « transferts de charges » des pouvoirs publics vers les assureurs, ou encore la nouvelle « contribution supplémentaire » qui vise à financer les risques « émeutes et attentats » et qui va, là encore, venir impacter négativement les contrats d'assurance à horizon 2027.