Dégâts de gibier
"Il suffit de taper dans les ronces"
Chasseur depuis treize ans, Nicolas Gaucher s'attend à chauffer les fusils plus que jamais tant les dégâts de cervidés et de suidés s'accumulent dans son secteur à Domfront-en-Champagne.
Quelle est la problématique géographique de vos parcelles ?
Sur notre site principal, elles sont entourées de bois ! Ceux de Mézières-sous-Lavardin, La Chapelle-Saint-Fray, La Bazoge et un peu de Lavardin. Tous abritent du gibier arrivé du Massif de Sillé-le-Guillaume. Le grand nombre de promeneurs ou de cueilleurs de champignons ajouté à l'exploitation forestière a fini par déranger les grands animaux qui ont trouvé refuge ici, où il y a beaucoup de points d'eau, d'étangs. Nous sommes à un carrefour pour beaucoup d'animaux. Sans compter les blaireaux qui profitent des terrains de roussard et sableux pour faire leurs terriers.
Combien d'hectares sont touchés ?
C'est difficile à chiffrer. Déjà, 1,5 ha de blé a été ratatiné. Les cervidés ont mangé les épis au printemps. Quant aux sangliers, ils les couchent pour faire des chaudrons et ils croquent aussi les épis. Puis ils passent au maïs et font des ronds.