Les Ets Dagron et Duroy
fusionnent
fusionnent
Le 28 septembre, les Ets Dagron d'Alençon (61) ont officiellement repris les Ets Duroy (53). Avant le passage de flambeau entre ces deux entreprises de négoce de bétail, qui partagent les mêmes valeurs entrepreneuriales, une journée porte ouverte était organisée à La Chapelle-Anthenaise, le 11 septembre.
Didier Duroy, gérant des Ets Duroy, spécialisés dans le négoce de bestiaux depuis 39 ans, cède son entreprise. Pour marquer le coup, une porte ouverte était organisée sur le site des Ets Duroy, à La Chapelle-Anthenaise, le vendredi 11 septembre. "Aujourd'hui, on représente à peu près 40 millions d'euros de chiffre d'affaires avec une douzaine de salariés. L'entreprise couvre la Mayenne, principalement, une partie de la Sarthe et les départements limitrophes", précise Didier Duroy.
Les Ets Duroy sont passés sous la bannière des Ets Dagron, entreprise basée à Alençon (Orne) et qui opère dans le commerce de bétail depuis près d'un siècle (1927). Pour mémoire, les Ets Dagron avaient repris la Sacovia, négoce de bétail sarthois, le 1er juillet 2024.
Entre Duroy et Dagron, "nous avons les mêmes gènes"
La fusion a été actée lundi. "Je souhaitais transmettre mon affaire à une entreprise privée, qui a le même ADN. L'opportunité s'est présentée avec la société Dagron, une entreprise familiale qui a presque cent ans. En tant que négociant ambitieux, je défends les valeurs du privé, de la concurrence... Avec les Ets Dagron, nous avons les mêmes gènes", indique Didier Duroy, qui a débuté son activité de négociant en 1987 avec ses parents. "Si on refait l'historique de la société, il faut savoir que mon père avait commencé dans les années 1950 avec mon grand-père. Chez nous, c'est une histoire de continuité."
Dagron souhaite "développer le secteur mayennais"
En reprenant le fonds de commerce des Ets Duroy, notamment les commerciaux, les chauffeurs et une partie du personnel d'entretien, les Ets Dagron vont augmenter leur volume et disposer de plus d'impact au niveau des marchés de la viande. "On rayonne essentiellement sur l'Orne, la Sarthe, la Mayenne et l'Eure-et-Loir. Notre zone géographique déborde aussi un peu sur le Calvados, l'Eure, le Loir-et-Cher et l'Ille-et-Vilaine. Concernant la Mayenne, le département représente 10 % de notre approvisionnement, via notre établissement secondaire sur le site de Craon. Cette reprise va nous permettre de développer le secteur mayennais", envisage Mathieu Dagron, responsable des Ets Dagron avec Jean-Charles Raison.
De 20 à 28 salariés avec la fusion des deux entreprises
Les deux hommes sont associés depuis cinq ans à la tête de l'entreprise. "On travaille ensemble depuis 19 ans", précise Mathieu Dagron, qui représente la quatrième génération de commerçants de la société alençonnaise. "Tout comme l'entreprise Duroy, nous sommes une boîte familiale avec des capitaux privés. C'est mon arrière-grand-père qui a créé la société. On fêtera nos 100 ans l'année prochaine. Comme le dit Didier, nous avons le même ADN. C'était important pour nous de fusionner avec une boîte qui a les mêmes valeurs. Nous opérons dans le commerce privé, un secteur d'activité qui demande de la proximité avec les éleveurs. Nous essayons de proposer un service irréprochable", rappelle-t-il. Répartis entre les chauffeurs, les commerciaux, une secrétaire et une comptable, les Ets Dagron comptent aujourd'hui vingt salariés. Avec le rachat des Ets Duroy et la reprise d'une partie des salariés, les effectifs monteront à 28 personnes chez Dagron.
Le commerce de bestiaux expliqué en détail avec Jean-Charles Raison
"Nos commerciaux passent dans les fermes afin d'acheter les animaux, explique Jean-Charles Raison. Ensuite, nos chauffeurs viennent ramasser les animaux. Pour une grosse majorité des cas, on repasse à notre centre d'allotement. On trie à nouveau les animaux, puis on réeffectue des lots, soit pour les abattoirs, soit pour les agriculteurs en fonction des demandes que nous recevons. Enfin, on réexpédie les animaux depuis notre site." Les Ets Dagron comptent également des salariés pour la préparation des bovins, pour le soin, ainsi que pour la nutrition. "Sans oublier notre secrétaire et notre comptable pour toute la partie administrative", ajoute le cogérant des établissements Dagron.
Avec le rachat des Ets Duroy, "l'objectif est évidemment de continuer à évoluer", confirme-t-il. La société, basée à Alençon, espère aussi se développer en termes de chiffre d'affaires, après une année 2025 qui avait généré entre 90 et 91 millions d'euros.