Jeunes Agriculteurs Sarthe
Les JA tournés vers l'avenir et l'innovation
Réunis le 6 mars à Lombron en Assemblée générale, le syndicat Jeunes Agriculteurs de la Sarthe a procédé au renouvellement de ses administrateurs, et esquissé quelques pistes d'innovations concrètes pour les exploitations.
Réunis le 6 mars à Lombron en Assemblée générale, le syndicat Jeunes Agriculteurs de la Sarthe a procédé au renouvellement de ses administrateurs, et esquissé quelques pistes d'innovations concrètes pour les exploitations.
C'est l'exercice auquel se prêtent les JA tous les 2 ans : le renouvellement de ses administrateurs. Ils sont 33 en tout à avoir été élus pour représenter leur canton au sein du Conseil d'administration, ce avant l'élection du bureau du syndicat prévue fin mars, où le président actuel, Maxime Guimbreteau a annoncé ne pas souhaiter briguer un nouveau mandat. "Ça a été un honneur pour moi de vous représenter" a-t-il lancé en conclusion. La future équipe va d'ailleurs devoir se retrousser les manches pour accueillir en février 2027 la session nationale de renouvellement des générations en agriculture, "une fierté pour notre département" affirmait de son côté le secrétaire général Damien Rousseau.
L'IA au cœur des innovations de demain
Autre figure sortante du Conseil Jeunes Agriculteurs, Cyril Poirier a animé une table ronde portant sur l'innovation en agriculture et en particulier sur l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA). Les jeunes, de tout temps, sont naturellement portés vers l'innovation. Le témoignage de Jason Briffaut, installé en 2013 à Fillé-sur-Sarthe, et qui n'a eu de cesse de développer l'exploitation familiale, apportant des innovations comme le gène sans corne sur le troupeau de vaches allaitantes, le goutte-à-goutte enterré sur maïs semences, la méthanisation en 2021 puis un tracker en 2025 a parfaitement illustré cet état d'esprit. Mais aujourd'hui, l'IA amène de nouvelles perspectives. Il y a d'abord les évolutions imposées par la réglementation, comme la facture électronique qui arrive en septembre 2026, et qui annonce "la fin des classeurs de factures" témoignait Gaëtan Douay, responsable développement externe chez AS Cefiga. "Et ce dans un mouvement de digitalisation globale où nos AGC intègrent l'IA dans le traitement de vos données".
Autre témoignage de ce que pourrait être l'avenir, celui d'Angèle Gouault, référente bien-être animal chez LDC, venue présenter les essais du géant de la volaille en matière de bio acoustique, c'est-à-dire d'analyse des signaux vocaux des volailles par l'IA. "On distingue les vocalisations "plaisir" des cris de détresse par les changements de fréquence, explique-t-elle. L'idée est de pouvoir détecter de manière précoce des situations qui peuvent être problématiques", comme une situation d'inconfort liée à une mauvaise ventilation, par exemple. Le concept est actuellement en test dans 6 bâtiments en poulet, mais aussi en éclosoir et pendant les phases de transport.
De nouvelles perspectives en vue donc, même si bien sûr, il ne faudrait pas que "la charge mentale de l'alerte" ne vienne se substituer demain à la charge mentale de l'élevage, comme le relevait à juste titre la présidente de la FDSEA, Anabelle Chartrain.