Dégâts
Les sacrés chantiers du blaireau
À Yvré-le-Pôlin, Kevin Chartrain fait partie des Sarthois confrontés à des dégâts de blaireaux. Dans une de ses parcelles de maïs, les trous se sont multipliés ces dernières semaines.
À la Foucherie, sur une parcelle de 2,70 hectares de maïs, les trous menant à de profonds terriers ne laissent place à aucun doute. Ils sont l'oeuvre de blaireaux, fouisseurs courts sur patte, excellents terrassiers, capables de déplacer jusqu'à 40 tonnes de terre pour créer leur habitat. Dès le début du printemps, ils deviennent mobiles sur de plus grands espaces et commencent à coloniser les zones agricoles. "On est habitués à voir un trou. Cette année, il y en a cinq... fait remarquer Kevin Chartrain. J'ai tout rebouché avec des grosses pierres quand j'ai semé il y a un mois et demi. Mais ils recommencent. Ils doivent bien être 5 ou 6. Sans compter les ragondins près du ruisseau du Casseau. 20 ares sont foutus, entre les trous et les maïs couchés quand ils circulent la nuit. Heureusement que la parcelle est irriguée." Résigné, l'agriculteur ne colmatera plus les anfractuosités. "De toute façon, ils creuseront ailleurs."