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Maïs : vers des ensilages précoces?

A peine la récolte des céréales est-elle terminée en Sarthe que déjà s’annoncent les ensilages. Selon la date de semis, le rendement risque d’être faible, faute de grains.

Le maïs est une plante qui a besoin d’eau tout au long de son cycle. «Mais particulièrement quinze jours avant et trois semaines après la floraison femelle», rappelle Laëtitia Temen. Or la pluie fait cruellement défaut aux parcelles sarthoises pour cette campagne 2022. Certaines zones n’ont pas enregistré de précipitations depuis plusieurs semaines. Et les fortes chaleurs accélèrent - voire stoppent- le cycle de la plante, en avance de quinze jours dès le semis. En cette fin du mois de juillet, l’état de certains champs poussent donc les agriculteurs à envisager une date d’ensilage précoce.

Certes, la situation n’est pas homogène dans le département. Selon la conseillère productions végétales de la Chambre d’agriculture, les maïs les plus en difficulté sont ceux semés autour du 10 mai. «Ceux-là sont en pleine floraison femelle, décrit-elle, à cause du manque d’eau, il y a un risque de grains mal fécondés». Sur les sols à faible réserve utile, les pieds sont visiblement « cramés». Même les maïs irrigués ont souffert car, compte-tenu de l’évapo-transpiration, «la demande en eau était plus importante que le délai de retour sur les parcelles»«Dans l’idéal, avec de si fortes températures, il aurait fallu irriguer tous les 2 à 3 jours», estime Laëtitia Temen. Enfin, même  si la canicule est passée, « les températures qui restent au-dessus de 30°C bloquent l’activité du maïs».

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