Emploi
"Trouver des apprentis"
Flavie Roboam est salariée aux ressources humaines de Cosme, la célèbre boucherie-charcuterie sarthoise présente cette année au Big Bang de l'Emploi qui s'est tenu au Mans.
Flavie Roboam est salariée aux ressources humaines de Cosme, la célèbre boucherie-charcuterie sarthoise présente cette année au Big Bang de l'Emploi qui s'est tenu au Mans.
Qu'est-ce qui vous a incité à participer pour la première fois à cette manifestation ?
Nous en avions beaucoup entendu parler et on s'est dit qu'il serait peut-être pertinent de se montrer afin de recruter des bouchers et des charcutiers. Depuis deux-trois ans, nous ne comptons aucun apprenti, nous ne recevons plus de CV. Le métier est dévalorisé à tort.
Quels sont les atouts de Cosme pour "casser" cette image ?
Chez nous, c'est l'assurance d'avoir du volume, contrairement à une petite boucherie. Sur une semaine, nous sommes par exemple sur une douzaine de carcasses de boeufs et jusqu'à dix agneaux. Cela permet aux apprentis de bien s'entraîner pour apprendre les gestes. Ils peuvent compter aussi sur un ancien boucher indépendant pour leur formation. Cette formation en interne est ouverte aussi aux gens qui souhaitent se reconvertir.
Comment procédez-vous sur ce forum ?
Nous répondons à toutes les questions, recueillons quelques CV. Et les candidats retenus sont revus au calme lors d'un entretien au sein de l'entreprise. En 2027, nous allons avoir besoin de deux bouchers, deux charcutiers et, idéalement, d'une dizaine d'apprentis.
Quelles sont les conditions salariales ?
Un débutant touche un peu plus du Smic et bénéficie comme tous d'une prime d'intéressement. Une année correspond à quatorze mois de salaires minimum. Nous sommes aux 35 heures annualisées, avec forcément davantage de travail l'été, la saison des barbecues. C'est un métier où il faut se lever de bonne heure mais qui est gratifiant car on travaille avec du vivant de manière artisanale.
Quel est l'état de la demande ?
En baisse sur la partie bovine mais en augmentation sur la partie porcine. Celle-ci demeure moins onéreuse. Les rillettes restent notre meilleur étendard dans la représentation de l'entreprise mais ce sont les saucisses qui ont toujours le vent en poupe.
Travaillez-vous toujours avec autant d'éleveurs locaux ?
Oui, une quarantaine, pour la plupart Sarthois, mais aussi dans des départements limitrophes. Nous vendons aussi majoritairement au Mans et alentours.
Combien comptez-vous de salariés ?
190 dont 140 pour la seule partie production. Nous faisons peu appel au machinisme, même si depuis peu, le boudin est fabriqué via un entonnoir mécanique. Les machines sont là pour assister l'opérateur. Notre savoir-faire reste traditionnel avec beaucoup de "petites" mains, comme pour les rillettes à la louche. C'est l'assurance de produits de qualité.