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Race saosnoise
Des éleveurs qui progressent techniquement

Lors de son AG, mardi à Saint-Martin-des-Monts, le syndicat de la race saosnoise a fait un bilan de ses effectifs et un point sanitaire animé par le GDS 72, notamment sur la MHE.

Les éleveurs de bovins de race saosnoise, sarthois ou venus de départements limitrophes, ont répondu présent lors de l'AG du syndicat de la race, le 19 mars à Saint-Martin-des-Monts. Flavie Bouvet, technicienne à l'Idele pour l'OS des races bovines locales à petits effectifs (RBLPE), en a profité pour dresser le bilan des effectifs de la race. Au 31 décembre 2022, la Saosnoise comptait dans ses rangs 1 797 femelles dont 1052 de plus de deux ans, avec un profil de propriétaires qui reste varié.

Progression des grands cheptels

En 2022, 650 vaches saosnoises ont été contrôlées à la CPB (certification de la parenté bovine), soit 56% de la population (50 élevages). " L'adhésion à la CPB permet de valider la filiation de l'animal. Pour savoir si un animal est né dans un élevage adhérent à la CPB et qu'il respecte les conditions de déclaration, il faut regarder au dos du passeport : s'il y a des étoiles, la généalogie de l'animal n'est pas validée. " 

Les éleveurs de la race ont progressé sur le plan technique, en réduisant leur IVV à 398 jours (contre 416 j en 2021) pour un âge au premier vêlage de 36 mois (dans la moyenne des grandes races). Les vêlages gagnent aussi en facilité avec une diminution du nombre de césariennes. La Sarthe reste le département comptant le plus d'animaux, avec au fil du temps une augmentation du nombre de grands cheptels (plus de 30 vaches). Sur la population, 14% des veaux sont nés d'IA, l'OS recommandant de " coupler monte naturelle et IA pour augmenter la diversité génétique.

Vigilance sur la paratuberculose

Le GDS 72 est ensuite revenu sur deux maladies qui préoccupent nos éleveurs : la paratuberculose et la MHE. " Vous êtes peu nombreux, donc si la paratuberculose commence à circuler, la plupart d'entre vous seraient rapidement atteints ", prévient d'emblée Delphine Renard Degoulet, technicienne au GDS. La contamination se fait sur les jeunes de moins d'un an par ingestion de matières fécales, mais aussi par le colostrum et le lait. Pour cette maladie, qui n'est pas réglementée, 137 plans de maîtrise sont en cours au niveau du GDS. Pour les éleveurs, l'idée est d'être très vigilant vis-à-vis des animaux achetés ; pour cela le GDS 72 propose plusieurs outils, notamment un " kit intro " incluant une sérologie à plus de 24 mois. Sur les taureaux achetés, il est recommandé de prévoir une sérologie tous les ans lors de la prophylaxie. Les éleveurs peuvent obtenir une garantie après 2 contrôles sérologiques espacés de 9 à 15 mois et le départ du dernier bovin positif 24 mois avant le second contrôle.

MHE : une prévention difficile

La MHE, arrivée en France depuis 6 mois, est un autre sujet d'inquiétude. Raphaël Ralu, directeur du GDS 72, en a rappelé les symptômes, et sa transmission par un vecteur, un moucheron culicoïde. 54 communes du sud-ouest sarthois sont aujourd'hui concernées par une zone régulée. Le GDS a tenté de rassurer les éleveurs en revenant sur les moyens de prévention contre cette maladie pour laquelle aucun vaccin n'existe. " L'environnement en élevage est idéal pour le développement du moucheron, qui se plaît en zones humides et riches en matières organiques. " La désinsectisation, individuelle ou collective, est un moyen de prévention sans être idéale. " Le moucheron préfère les zones sans poil du dessous de l'animal, se rendant non accessible pour les produits appliqués sur le dos. " Sans compter le fait que les molécules actives, dont l'AMM est délivrée pour les mouches, est efficace moins longtemps sur les culicoïdes (10 jours d'efficacité). Le GDS conseille toutefois une désinsectisation ponctuelle, notamment dans les véhicules de transport (obligatoire lors de mouvements d'une zone régulée à une zone indemne), et, de façon générale, de privilégier le taureau et les animaux reproducteurs.

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