Crise du GNR
Des factures salées en cascade
L'envolée du prix du GNR devra être absorbée par des exploitations à la trésorerie déjà tendue. ETA et Cuma se préparent à répercuter leurs coûts tandis que sur les fermes, les pratiques s'adaptent.
Le contexte international instable pèse sur les charges de nos exploitations, qui subissent l'envolée du prix des engrais comme celui du GNR. Le prix du carburant n'a jamais été aussi volatil, à l'heure où la moindre déclaration du président Trump sur le conflit au Moyen-Orient fait osciller le cours du pétrole. En cette période de pic de travail dans les champs, le coût du GNR alourdit plus que jamais les charges de mécanisation. Dans une réaction publiée dans le journal Agri72 du vendredi 6 mars, Anabelle Chartrain, présidente de la FDSEA 72, s'indignait de cette " prise en otage ", annonçant la suspension provisoire du service d'achat groupé du syndicat face à " des tarifs irréels, changeant toutes les demi-heures. "