Corinne Rottier Présidente de l'Union des Cuma des Pays de la Loire
Garder la proximité pour faire vivre le réseau Cuma
Corinne Rottier, agricultrice à la Chapelle-Saint-Rémy, vient d'être élue présidente de l'Union des Cuma Pays de la Loire. Elle est aussi administratrice pour la section Sarthe des Cuma et trésorière de la Cuma départementale de la Cigale.
D'où vient votre engagement dans le réseau des Cuma ?
Au départ, c'est mon mari qui, quand il s'est installé après un tiers en 1998, est entré dans le réseau pour alléger ses charges de mécanisation et créer du lien social. Sans les Cuma, il n'aurait pas pu s'installer. Il a pris la présidence de la Cuma des Brières, où je suis devenue trésorière après l'avoir rejoint, en 2000, puis cette Cuma a été dissoute. Nous adhérions aussi à la Cuma de Tuffé où j'ai rencontré Jeanine Orieux, qui était trésorière de cette Cuma, et qui m'a incitée à entrer dans le conseil d'administration Sarthe début 2010. Elle était enthousiaste de voir une femme s'engager. Quelques années plus tard, je suis entrée au conseil d'administration de l'Union des Cuma Pays de la Loire, où j'ai pris en charge le pôle communication. C'est une ouverture d'esprit de voir ce que font les autres Cuma, au niveau régional.
Comment s'est passée la transition avec Laurent Lesage et quelles sont vos missions ?
Laurent Lesage, qui est resté cinq ans à la présidence de l'Union Pays de la Loire, cumulait beaucoup de missions. Au moment de la transition, nous avons mis à plat ses missions pour mieux les répartir entre les membres du bureau : Fabrice Gouin (44), qui reste trésorier, les vice-présidents Julien Guinaudeau (85) et Patrice Dichet (49), et Laurent Lesage (85) qui devient secrétaire. Les pôles ont aussi été restructurés pour mieux les faire vivre. Le pôle communication a notamment été laissé sous la responsabilité de la fédération régionale Ouest (Normandie, Mayenne, Pays de la Loire et Bretagne).
Je tiens à garder en même temps mes missions de proximité, en restant administratrice de la section Sarthe. Je reste aussi trésorière de la Cuma départementale de la Cigale tout en gérant le planning du broyeur de paille.
Comment conciliez-vous ces engagements avec votre métier d'agricultrice ?
À la ferme, nous avons déjà fait le choix auparavant, pour raisons personnelles, de lever le pied en nous séparant d'un atelier PS-engraissement de porcs. Aujourd'hui, nous conduisons au sein de l'EARL 4 bâtiments de volailles de Loué et 70 ha de céréales. Cela nous convient pour conserver notre qualité de vie. Toutefois, la vie de famille et l'exploitation restent prioritaires : quand mon mari fait la moisson, je sais que je suis aux volailles, car elles demandent de la surveillance.
Quels sont les chantiers en cours et les projets à venir à l'Union des Cuma des Pays de la Loire ?
Nous gardons les orientations du projet politique lancé en 2023 et qui repose sur trois piliers : la proximité et l'appui aux Cuma, l'installation et la dynamique territoriale, l'innovation. Ce projet va être affiné pour coller à l'évolution de nos Cuma et de leurs problématiques. Désormais, une seule assemblée générale Pays de la Loire est organisée dans un département différent chaque année : elle sera en Vendée en 2027, en Sarthe en 2028. L'objectif est de rester dans la proximité en mettant l'accent sur la semaine des Cuma en novembre. Sur la Sarthe, où nous sommes 4 administrateurs, nous continuons nos conseils de proximité, avec Laurent Lejars, référent du territoire sarthois, pour faire se rencontrer les Cuma et continuer de mobiliser de nouveaux administrateurs, notamment des femmes.