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FCO
La période très critique du vêlage

Alors que la fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3) occasionne de nombreux dégâts sur les vaches actuellement en vêlage, l'inquiétude grandit et les indemnités se font attendre. 

Dans un contexte national où la FCO-3 a presque atteint le cap des 10 000 foyers (9 968 foyers ovins et bovins dans 62 départements au 13 février, soit 143 de plus que la semaine précédente), la Sarthe subit un contexte très évolutif et demeure le département le plus touché de France hormis le quart nord-est : plus de 300 cas -le double par rapport à fin octobre - auxquels il faut ajouter une vingtaine de foyers FCO-8 et une autre vingtaine de MHE. La FCO-3 a des manifestations très hétérogènes. « Cet été, des bovins avaient des boiteries, des muqueuses croûtées. Puis maintenant, aux vêlages, les éleveurs découvrent des avortements, des naissances de veaux chétifs, aveugles ou avec des anomalies neurologiques, souligne Magali Moreau, directrice technique du GDS 72. A contrario, d'autres qui avaient les mêmes symptômes physiques n'ont pas subi d'avortements. » Dans la Sarthe, des avortements se comptent désormais par dizaines dans certains élevages. Et la mortalité connaît également un contexte très évolutif selon Thyphanie Grevet, en mission actuellement sur le suivi de la MHE et de la FCO au sein du GDS 72 : « En septembre, l'épidémie était caractérisée par une forte mortalité au niveau des vaches adultes, souvent du jour au lendemain. Le problème s'est décalé vers les veaux avortés ou malades à la naissance. Toujours est-il que la maladie reprogresse avec la période de vêlages. »    

Une « caisse coup dur » du GDS à venir       

Au GDS, le téléphone a beaucoup sonné ces trois dernières semaines. Pour les retardataires, il n'est pas trop tard pour les vaccins (deux injections à trois semaines d'intervalle), tout au contraire : « L'activité vectorielle va repartir de plus belle au printemps, prévient Magali Moreau. Et on ne sait pas laquelle des trois maladies va nous impacter le plus. » Car jusqu'à présent, le moucheron piqueur culicoïde était encore contenu par le froid relatif. Les vaccins ne sont désormais plus pris en charge par l'Etat et celui-ci ne compte pas pour l'instant faire marche arrière selon les échos de la DDPP : « Le plus important est d'avoir la complète immunité avant la mise en pâture. Le vaccin a fait ses preuves et ceux qui l'ont fait ne se plaignent pas d'effets secondaires. »  A l'instar de Benoît Vérité, éleveur à Villaines-sous-Lucé : « J'avais commandé mes vaccins mi-novembre et je les ai eus fin janvier. C'est la réunion du GDS du 28 janvier qui m'a décidé. J'avais quelques craintes par rapport aux effets secondaires mais j'ai joué la sécurité pour la prochaine saison. Je ferai ''fouiller'' (diagnostic des gestations) quand même début avril pour être tranquille. » Quelques veaux avaient succombé dans son élevage - « il y a eu des pneumonies, des diarrhées suspectes » -  mais après test, la FCO a été écartée.  

Les élevages touchés par un foyer avant le 31 décembre avaient un dossier FranceAgriMer à remplir avant le 15 février pour toucher des indemnités de l'Etat sur les bovins : 300 € pour un veau et 2 500 pour une vache touchés par la FCO-3, la FCO-8 n'étant pas éligible à des indemnités. Le GDS souhaite également mettre en place des aides concernant les avortements comme l'explique Magali Moreau : « les mortalités sont indemnisées par l'Etat mais, de notre côté, on va lancer une ''caisse coup dur'' pour les avortements et les frais vétérinaires intervenus dans l'élevage. Ce sera effectif quand nous aurons recueilli tous les éléments envoyés par les éleveurs. »

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