MGConnect, un
compteur connecté
compteur connecté
Buisard Distribution lance un nouveau boîtier de comptage électronique pour simplifier le travail des gestionnaires de Cuma et d'ETA. Le MGConnect transmet en temps réel les données d'utilisation vers une application gratuite.
La société Buisard Distribution continue d'innover pour l'agriculture. L'entreprise basée à Solesmes, spécialiste de la distribution de pièces auprès des concessionnaires agricoles et de leur accompagnement technique, réalise un quart de son chiffre d'affaires dans la distribution de produits à marque propre. Parmi eux, certains sont conçus par un fournisseur partenaire, puis qualifiés et distribués de façon exclusive par Buisard distribution, d'autres sont 100% conçus par l'entreprise sarthoise. C'est le cas des boîtiers MG, dédiés au comptage du temps d'utilisation des machines agricoles. La gamme existante, qui vise les Cuma, ETA et autres groupes d'entraide, vient d'être enrichie d'une troisième référence, commercialisée depuis février : le MGConnect, une version à transmission électronique pour faciliter la gestion des données.
Eviter la perte d'informations
Buisard Distribution conçoit depuis 2016 des boîtiers de comptage à fixer aux engins pour faciliter le travail des gestionnaires de Cuma et d'ETA. Le premier de la gamme, le MG 3000, dont environ 1000 exemplaires sont vendus par an, affiche les données collectées (heures d'utilisation, distances, surfaces parcourues, etc.) sur un écran ; ces données sont recopiées dans un cahier qui reste à l'intérieur de la cabine, ce dernier étant ensuite relevé par le gestionnaire de la Cuma/ETA. Le MG PS, créé en 2020, fonctionne sur le même principe mais est équipé d'une puce GPS et peut se connecter avec d'autres outils, comme un pulvérisateur. « Pour limiter les risques de carnet mal rempli, perdu ou abîmé, bref de perte d'informations, le nouveau MGConnect fonctionne en transmission 100% électronique du boîtier vers une application smartphone », explique Florent Madiot, directeur technique chez Buisard Distribution.
Application sans abonnement
Proche de son petit frère le MG 3000, le MG Connect est équipé d'un capteur de vibrations, pour le comptage du temps, et d'un capteur inductif qui peut compter des unités liées à la détection de la présence d'un aimant. « Chaque fois que l'aimant passe devant le détecteur, une unité est enregistrée. Le système peut ainsi compter des tours de roue, ou le nombre de fois qu'un outil est abaissé ou relevé, données facilement convertibles en surfaces et distances. Les 2 systèmes peuvent aussi être couplés, pour calculer le temps de vibration à partir du moment ou l'outil est abaissé dans le champ, par exemple. » Sur le boîtier, protégé des chocs et des intempéries par une enveloppe en silicone, pas d'écran : les données sont transférées en direct sur l'application MGConnect, gratuitement téléchargeable et sans abonnement.
Identification au smartphone
C'est donc une petite révolution qui s'opère au rayon des boitiers de comptage. L'utilisateur adhérent de Cuma n'aura plus de cahier à remplir, mais devra s'identifier à la mise en route de l'outil, en associant son smartphone -ou un badge qui lui est attribué- au boîtier, puis se désassocier à la fin du travail. L'administrateur de la Cuma peut, lui, ajouter un utilisateur et relever les compteurs de chacun. Le profil « salarié », entre-deux, donne également accès aux données des utilisateurs. Ces dernières sont téléchargeables pour ensuite faciliter la facturation. Le MGConnect converse avec le téléphone ou le badge par langage NFC (le même que celui utilisé pour payer avec son smartphone), une connexion réseau n'étant requise que pour télécharger l'application. « Le fait de ne pas avoir d'écran limite les problèmes d'étanchéité et son capteur inductif métallique est plus résistant », explique Florent Madiot. L'outil fonctionne avec une pile dont la durée de vie pour un usage normal est estimée à 1 an.
La phase test de l'outil a été réalisée au sein de la Cuma de la Vègre, à Poillé-sur-Vègre, étape indispensable à la conception et la validation. « Le but était de tester le produit en conditions réelles, voir s'il supporte le froid et le chaud, s'il détecte différentes vibrations en condition de projection de poussière, de paille...mais aussi de recueillir les attentes et le ressenti des utilisateurs. » Une centaine d'unités ont été vendues à ce jour, surtout en Vendée et en Loire-Atlantique. Compter pour un boîtier un prix public HT d'environ 320 €.