Crise fourragère
Stocker pour gagner en sécurité
Face à une récolte de maïs très amoindrie, Jean-Michel Coutard, associé du Gaec du Marronnier, à Chemiré-le-Gaudin, a dû compléter ses stocks par des achats sur pieds. La ration des vaches laitières devra être modifiée.
" Depuis l'installation de mon frère Pascal en 2007, nous avons fait croître les troupeaux. Nous sommes désormais limités par notre capacité à produire de la nourriture. " À Chemiré-le-Gaudin, Jean-Michel Coutard conduit, au sein du Gaec du Marronnier, 65 vaches laitières pour un droit à produire de 600 000 l par an pour Lactalis et 50 vaches allaitantes. Les associés disposent d'une SAU de 150 ha sur sol séchant, sans irrigation, entièrement dédiée au pâturage (70 ha) et à la production de fourrages et de paille. Après un été éprouvant et une production d'ensilage de maïs divisée par deux, ils ont dû, pour sécuriser leurs stocks, compléter par des achats sur pied. Leur ration, qui comptait habituellement une part de farine de maïs humide, devra être modifiée.